Crème solaire et respect de l’environnement : un duo à adopter !


Slow Travel / jeudi, juin 27th, 2019

Les beaux jours sont arrivés et, avec eux, la chaleur, et surtout notre envie de profiter des rayons soleil !

Or, existe-t-il des crèmes solaires à la fois respectueuses de notre peau et de l’environnement? La réponse est oui ! Mais, en quoi consistent-elles exactement et comment les reconnaitre?

Ma démarche ici ne sera nullement de promouvoir des marques particulières (le but n’est aucunement de faire de la pub), mais bien de vous aider à en savoir plus sur les cosmétiques bio et respectueux de notre écosystème.

 

SPF et filtres chimiques/minéraux

Le SPF signifie « facteur de protection solaire » vis-à-vis des rayons ultra-violet de type B (ceux qui provoquent les coups de soleil) et ce dernier, comme vous le savez certainement, doit être aussi élevé que votre peau est claire … L’indicateur SPF concerne donc le niveau de protection contre les UVB, mais pas contre les UVA. C’est la raison pour laquelle un nouveau type de logo est apparu ces dernières années, le logo UVA, qui apparait sur l’emballage si et seulement si le facteur de protection contre les UVA atteint au moins 1/3 du facteur de protection contre les UVB.

A la différence des crèmes solaires classiques, les crèmes solaires bio sont composées de filtres minéraux en lieu et place des filtres chimiques et ces filtres minéraux sont au nombre de deux : l’oxyde de zinc et le dioxyde de titane. Quelle différence entre filtres chimiques et filtres minéraux? Les filtres chimiques sont composés de molécules organiques (l’oxybenzone est la plus courante) et pénètrent l’épiderme pour absorber les UV à la place de la peau. Tandis que les filtres minéraux ne pénètrent pas l’épiderme. Ils se déposent sur la peau pour réfléchir les rayons UV, à la manière d’un écran ou d’un miroir.

Ces filtres minéraux sont-ils toxiques pour notre santé? Des doutes auraient été émis concernant le dioxyde de titane. Toutefois, dans une crème solaire, le dioxyde de titane est enrobé dans d’autres substances (minéraux, acide stéarique…) et il lui est plus difficile de traverser la peau. L’oxyde de zinc, lui, peut pénétrer dans l’organisme, mais il n’a montré aucune toxicité.

=> Le saviez-vous? Puisqu’ils pénètrent l’épiderme, les filtres chimiques n’agissent qu’une demi heure après l’application (le temps de pénétrer la peau), tandis qu’une crème aux filtres minéraux agit immédiatement!

 

Protection des océans: crèmes solaires bio … sans nanoparticules !

Les crèmes solaires seraient la troisième cause de la disparition des coraux. Si l’on souhaite préserver l’environnement marin, et plus particulièrement les récifs coralliens, une crème solaire bio sans nanoparticules sera alors à privilégier !

En effet, certains produits solaires bio ont réduit leurs filtres minéraux en particules de l’ordre du nanomètre : les nanoparticules, dans le but d’assurer une meilleure répartition de la crème sur la peau. Le problème? Ces minuscules particules sont accusées de passer la barrière cutanée et de s’accumuler dans l’organisme, sans que l’on en connaisse les effets à long terme. C’est pourquoi, un certain nombre de labels bio (Ecocert, Cosmebio, Nature et Progrès, BDIH…) ont décidé d‘interdire formellement leur présence. 

Des chercheurs ont également montré que des nanoparticules de dioxyde de titane utilisées dans les crèmes solaires pour leurs propriétés anti-UV se retrouvent, par exemple, dans la Méditerranée où elles entraînent des effets préjudiciables sur le phytoplancton qui constitue la nourriture de base des animaux marins. La mention “nano” étant obligatoire sur tous les produits cosmétiques qui en contiennent, il sera aisé de les repérer (la mention « nano » se trouve à la suite d’un ingrédient dans la liste de composition). En matière de produits bio, l’utilisation des nanoparticules est réglementée, elles sont interdites en dessous d’une certaine taille (100 nanomètres), mais ce qui signifie que choisir une crème solaire bio ne vous garantit pas nécessairement l’absence de nanoparticules. Or, les crèmes qui ne contiennent pas de nanoparticules ne peuvent pas être ingérées par les coraux et sont donc plus respectueuses de l’écosystème … et de notre santé. Il est donc particulièrement important de s’assurer de l’absence de nanoparticules (même si les filtres minéraux ont alors tendance à laisser des traces blanches sur la peau).

 

Crèmes solaires faites maison: la solution idéale! 

L’idéal? Concocter soi-même sa crème solaire ! Ce faisant, vous pourrez contrôler chaque ingrédient de composition. En effet, il existe des huiles végétales (huiles d’olives et de coco notamment) et des huiles essentielles qui protègent naturellement du soleil. On y ajoutera également de la cire d’abeille et de l’oxyde de zinc sans nanoparticules … Beaucoup de sites et de blogs proposent des recettes pour les concocter soi-même et notamment: https://cosmopolitan.fr/une-protection-solaire-100-bio, ou encore https://planetaddict.com/creme-solaire-maison.

 

Quelques infos sur les labels existants dans le monde des cosmétiques bio

=> Le label Ecocert : organisme français de contrôle et de certification, Ecocert a défini une charte concernant les cosmétiques écologiques et biologiques, qui oblige à un niveau d’exigence supérieur à celui de la réglementation conventionnelle des produits cosmétiques et qui garantit une réelle pratique du respect de l’environnement.
– Minimum 95% d’ingrédients d’origine naturelle
– Les 5% restants devant faire partie d’une liste très restreinte
– Les parfums de synthèse, les colorants de synthèse, les silicones, les glycols… sont interdits. Seuls quelques ingrédients de synthèse indispensables et non encore disponibles en origine naturelle sont autorisés
– Pas de test des produits finis sur les animaux, l’interdiction des matières premières animales extraites d’animaux vivants ou morts

=> Le label Nature et Progrès, label le plus exigeant, est une association française et belge qui regroupe des producteurs agricoles, des fabricants cosmétiques et des consommateurs, leur but est de développer des produits qui respectent la nature et utilisent le moins possible des produits de synthèse. Pour obtenir ce label, ils s’engagent à respecter un cahier des charges très strict. Il est le seul à exiger 100% de composants bio.

  • Les matières premières végétales et animales (miel, lait…) proviennent de l’agriculture biologique.
  • Les ingrédients pétrochimiques, synthétiques (sauf rare exception), les OGM, l’huile de palme… sont interdits.
  • Les procédés de fabrication doivent être mécaniques ou issus de processus chimiques et physiques simples.
  • Les exigences portent aussi sur la gestion des déchets, les emballages, l’entretien des locaux…

=> Natrue rassemble quelques entreprises de l’industrie des cosmétiques naturels ou bio. Ce label :

  • privilégie les ingrédients naturels ;
  • limite les ingrédients d’origine pétrochimique et transformés ;
  • n’accepte aucun produit artificiel sauf certains conservateurs, pigments et minéraux et pour autant qu’ils existent dans la nature ;
  • exclut toute une série de composants indésirables : parfums et colorants synthétiques, silicone, OGM…

Le label Natrue propose 3 niveaux de certification (du plus au moins strict) :

  • Biocosmétiques : au moins 95% des ingrédients naturels proviennent de cultures biologiques contrôlées et/ou d’une cueillette sauvage contrôlée.
  • Cosmétiques en partie bio : le pourcentage descend à minimum 70%.
  • Cosmétiques naturels : les matières premières naturelles sont de préférence bio. Ce niveau autorise une plus grande part de produits transformés d’origine naturelle.

=> L’Écolabel européen est le label écologique européen officiel, reconnu par tous les pays de l’Union européenne. Il certifie les cosmétiques à rincer : savons, shampoings, après-shampoings, mousse à raser…

Ce label est peu strict mais a l’avantage d’être très répandu, notamment en grandes surfaces. Il garantit :

  • moins de substances dangereuses pour la santé et l’environnement ;
  • moins d’impacts négatifs sur le milieu aquatique ;
  • une meilleure biodégradabilité qu’un produit classique ;
  • moins d’emballage.

 

Sources, pour en savoir plus: https://www.nationalgeographic.fr/environnement/les-cremes-solaires-sont-nocives-pour-les-oceans-mais-des-alternatives-existent; https://www.60millions-mag.com/2019/06/26/cremes-solaires-bio-des-resultats-tres-inegaux-1480; https://www.ecoconso.be/fr/content/quels-labels-reconnait-on-un-cosmetique-ecologique.

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