Pourquoi choisir une mode durable et éthique?


Slow Fashion / mercredi, avril 24th, 2019
Plusieurs études ont été menées à propos de l’impact de l’industrie de la mode sur l’environnement. Une d’entre elles indique que cette dernière représente 8% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, presque autant que le total impact carbone de l’Union européenne !
Savez-vous qu’en 2013, Greenpeace évoquait que 70% des rivières, lacs et réservoirs d’eau chinois étaient pollués par toutes sortes de produits chimiques utilisés au cours de la fabrication de vêtements, entre autres de l’alkylphénols et des perfluorocarbures (PFC) connus également pour perturber le fonctionnement hormonal?
De même, d’après un rapport de la Fondation EllenMacArthur, une valeur estimée à 500 milliards de dollars est perdue chaque année en raison de vêtements à peine utilisés et rarement recyclés. Si rien ne change, d’ici 2050, l’industrie de la mode utilisera le quart du budget carbone mondial. Outre le gaspillage, l’industrie pollue: les vêtements libèrent chaque année un demi-million de tonnes de microfibres dans l’océan, ce qui équivaut à plus de 50 milliards de bouteilles en plastique!
Un autre récent rapport, Dirty Fashion revisited: spotlight on a polluting viscose giant, a mis en lumière quant à lui que la viscose, troisième fibre la plus utilisée dans l’industrie textile après le polyester et le coton, avait déjà sérieusement pollué le site d’usines de production bien connues en Inde et en Indonésie, et causé des incidents sanitaires majeurs ayant entraîné des décès ainsi que des maladies auprès de villageois, notamment des cancers.
En bref, nous achetons trop, nous n’usons pas assez, et nous polluons indirectement notre planète de manière considérable!
Pour vous renseigner davantage sur l’impact de l’industrie de la mode sur l’environnement, je vous recommande ce site où vous pourrez retrouver les derniers rapports que je viens de citer : https://www.modeintextile.fr/mode-developpement-durable-2017-conclusions-derniers-rapports-publies/
En ce qui concerne les conditions de travail des ouvriers du textile, inutile de vous rappeler la catastrophe qui avait eu lieu au Bangladesh et qui avait causé la mort de plus de 1100 ouvriers en 2013. Le Bangladesh est en réalité l’Atelier de confection du monde entier. En effet, c’est dans ce pays que la plupart des marques de vêtements internationales ont choisi de faire confectionner leurs stocks. Et pour cause, les ouvriers bangladais sont réputés pour être une main-d’oeuvre corvéable à merci et dont le salaire est parmi les plus bas du monde ! C’est parait-il moins cher que la Chine !
Pour en savoir plus : https://www.lexpress.fr/styles/mode/l-effondrement-du-rana-plaza-symbole-des-abus-de-la-fast-fashion_1899144.html

Bangladesh : la mode fuit ses responsabilités

Donc, acheter des t-shirts ou des pulls qui ne vous coûtent que 5 ou 10 euro en magasin, ne relève nullement d’un miracle de marketing, mais plutôt de l’asservissement d’une frange de la population mondiale complètement désoeuvrée …
Je me permets ici de poster quelques chiffres, juste pour que vous sachiez que :
=> 40% des chaussures analysées qui sont importées du Bangladesh contiennent du Chlore, du Chrome 6 et d’autres substances très dangereuses et interdites en Europe ;
=> 2000 litres d’eau sont nécessaires pour produire un t-shirt vendu 5$ ;
=> environ 60€/mois, c’est le salaire moyen des travailleurs de l’habillement au Bangladesh et au Sri Lanka, alors que qu’une famille de 4 personnes a besoin de plus de 265€ pour couvrir ses besoins essentiels…
Quelques vérités parmi d’autres à retrouver par exemple sur https://www.elle.be/fr/35506-10-verites-slow-fashion.html#slider-35506_6-4.
Le propos de ce blog n’est pas ici de vous bombarder d’informations catastrophiques qui auraient pour objet de vous culpabiliser à outrance. Non, seulement est-il ici question de vous aider à vous poser quelques questions sur votre consommation de vêtements. Pour reprendre le slogan d’une marque espagnole de vêtements fabriqués en matière recyclée (Ecohalf), il n’existe pas en effet de Planête B => Because there is no Planet B !
Et vous, êtes-vous prêt(e) à embarquer dans la mode durable?

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